(1) LA BRIQUETERIE DE GOURNAY.

(2) LUCIEN CHAUVIERE "Constructeur d'hélices d'avions".

(3) TREFIMETAUX

(4) MANUFACTURE D'ISOLANTS ET D'OBJETS MOULES.

 

Tout d'abord, d'où provient ce nom de Gournay.

Nous trouvons au début du XVIIè  siècle un fief dénommé Gournay qui possédait une ferme
et un château sur le territoire de Villejuif. Ce fief avait des terres qui se situaient en partie
sur Villejuif, Ivry et Vitry. Quant à Gournay, nous n'en connaissons pas l'origine, ce nom étant
également celui d'une commune de Seine Maritime et d'une autre de Seine Saint-Denis.

En 1868 Monsieur Bouchon ouvre à Ivry, au numéro 82 de la route de Choisy, une usine
pour la fabrication de briques. Lors d'une modification de limite entre les  communes
d'Ivry et de Vitry, cette partie se trouva annexée à Vitry.

wpe6.jpg (10858 octets) Elle se situait alors à l'angle du boulevard Lamouroux, actuellement boulevard de Stalingrad, et de la rue Robert Deguert.Pourquoi ce choix de lieu ? Vitry et probablement Ivry possédaient des glaisières qui pouvaient approvisionner facilement la matière première nécessaire à la fabrication des briques. Nous trouvons  du reste à Vitry des lieux-dits, "le trou à glaise", 'Vauloyer", ce dernier étant déjà stipulé sur le cadastre général du 8 prairial de l'an 7 comme produisant de la matière fort abondante et de bonne qualité.

La glaise ou argile plastique, était récupérée par des puits forés jusqu'à la couche à extraire. Au fond, des galeries horizontales se creusaient au fur et à mesure de la récupération de la glaise. Cette glaise était découpée sur place, en pains plus ou moins carrés d'une vingtaine de kilos et remontés à la surface.   

Cette briqueterie occupait une surface d'environ 20 000 mètres carrés et disposait de trois fours à feu continu pouvant contenir 120 000 briques et de cinq fours plus petits pouvant cuire 20 000 briques. Ces fours étaient surmontés de planchers sur lesquels on faisait sécher les marchandises. Le séchage s'obtenait aussi par un courant d'air chaud provenant de deux aéro-condenseurs qui utilisent la vapeur d'échappement de la machine à vapeur. La force motrice générée par cette machine à vapeur est de 200 CV et actionne trois tailleuses de glaise, une meule à écraser, un broyeur à marteaux, deux machines à poterie et trois machines à étirer la matière.

La main d'œuvre était composée d'une centaine d'ouvriers qui produisaient environ 12.000.000 de briques diverses par an, briques façon Vaugirard, pleines ou creuses, poteries pour cheminées, briques blanches et rouges pour les façades des maisons.

Douze tombereaux  tirés par des chevaux livrent leurs lourdes cargaisons dans Paris et sa banlieue.

A la mort de Jean-Emile Bouchon, en 1881, son épouse prend en main la direction de l’entreprise jusqu’à la majorité de son fils Marc.

Cent ans après sa création, d’autres matériaux ont la préférence des architectes et, en 1964, l’entreprise doit fermer.

Une biennale nationale de danse du Val de Marne s'installe, dans l'un de ses bâtiments,   vers 2002.

Il restera néanmoins un souvenir de la briqueterie, sa cheminée.

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- (2) LUCIEN CHAUVIERE Fabricant d'hélices pour avions
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               Lucien Chauvière

Lucien Chauvière est né à Paris le 11 février 1876. Elève de l'école des Arts et Métiers d'Angers, il en sort ingénieur en 1894.

Sa carrière est liée d'abord à l'aviation, ce qui ne l'empèchera pas de construire des canoës et bateaux de course. La fin du XIX ème siècle et le début du XX ème voient la naissance des aèroplanes.

En 1904, après des études théoriques sur les hélices aériennes, qu'il avait faites aux Arts et Métiers, il entreprend de essais pratiques.

En 1905, il réussit à mettre au point et à

fabriquer une hélice en bois laminé de 5 mètres de diamètre pour le ballon dirigeable "Clément Bayard", piloté par Capazza. Dès sa première sortie, le record de vitesse est battu. Ce type d'hélice équipera par la suite d'autres ballons dirigeables.

Le premier aviateur à monter une hélice Chauvière en bois sur un aéroplane est Alfred de Pischoff, en 1907. 

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Usine Chauvière, quai Jules Guesde à Vitry sur Seine

Lucien Chauvière perfectionne la fabrication et utilise des planches de bois contrecollées. Il dépose le brevet de son invention sous la marque "Hélice Chauvière".

Le 25 juillet 1909, à 4 h 35, Blériot décolle du sol français avec son avion "Blériot XI", à moteur Anzani, traverse la Manche et se pose en Angleterre à 5 h 12. Son avion, comme beaucoup d'autres, est équipé d'une hélice "Intégrale" Chauvière.

A la suite des succès obtenus par ses premières hélices, succès dus à la qualité de leur fabrication

scientifique et soignée, Chauvière ouvre des usines en France, en Allemagne et en Russie. Tous les constructeurs -pionniers d'avions et de moteurs d'avions utilisent ses hélices car, en dehors de leur bonne qualité, il y a toujours un stock disponible. En 1910, la société Chauvière vend plusieurs centaines d'hélices. Son adaptation au moteur rotatif "Gnome" la rend indispensable aux différents aviateurs avides de battre des records.
Au tout début du siècle dernier, les hélices étaient taillées dans des blocs de bois assemblés sur un moyeu construit à part et ayant un angle d'attaque constant. D'autres étaient fabriquées en acier mais, les vibrations du moteur pouvaient entraîner des modifications moléculaires dans la texture du métal et de fréquentes ruptures. Par contre, le bois n'était pas sujette à ces modifications et surtout, sa densité était de quatorze fois moins que l'acier.

Les premières hélices en bois étaient donc

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Intérieur de l'atelier de fabrication

fabriquées en un seul morceau. Le procédé de fabrication était compliqué. Il fallait les tailler dans un bloc de grosse épaisseur pouvant contenir des défauts cachés susceptibles de compromettre la solidité de l'hélice. De plus, le bois présentait des différences de densité, pouvant aller jusqu'à 20%, entre les parties proches du pieds de l'arbre et les parties proches de la fourche. Ces différences de densité rendaient difficile l'équilibrage de l'hélice et, si l'on voulait diminuer au maximum les risques de déformation, il fallait utiliser des arbres, du noyer, d'au moins 75 ans d'âge.
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Hélice en cours de fabrication

Pour palier à ces inconvéniens, Chauvière eut alors l'idée de juxtaposer et de coller une série de lames disposées en éventail, en ayant soin d'alterner la partie la plus lourde du bois avec la partie la plus légère, tantôt à gauche, tantôt à droite du moyeu. Ce procédé, outre les facilités qu'il donne à l'équilibrage de l'hélice, permet également un examen rigoureux du bois en ce qui concerne la qualité, l'homogénéité du sèchage, ce qui supprime en grande partie les causes de déformation.

La difficulté de réaliser l'hélice en plusieurs

lames résidait dans le choix de la colle.

Chauvière crée un laboratoire destiné à étudier les différentes essences de bois susceptibles de pouvoir entrer dans la fabrication des hélices ainsi que celle des colles et vernis.

Les recherches sur les colles amènent de rapides résultats. Celles à base de caséïne sont abandonnées au profit de colles à base de gélatine d'os ou de peaux, ou encore à base d'acétone, cette dernière apportant une résistance au collage cinq fois supérieure à la caséïne. De plus, pour résister aux décompositions d'ordre microbiennes de la colle, chaque lame de bois est enduite de formol avant assemblage. Le collage est si parfait que que le procédé Chauvière de planches multiples et collées donne des résultats supérieurs à ceux de blocs de bois uniques.

Des essais d'entoilage d'hélices avaient été faits dès 1909. Il s'agissait d'augmenter la protection contre l'humidité et d'augmenter également la solidité de l'hélice. Ils ne furent pas concluants car si la solidité était renforcée en cas de choc, la rupture des pales se faisait près du moyeu et leur projection détériorait le moteur. En cas de même choc, une hélice non entoilée se brisait en "mille" morceaux vers les extrémités des pales, ce qui n'occasionnait en général aucun dégât au moteur. De plus, une nouvelle laque chinoise appliquée sur les hélices en bois collé offrait une wpe6.jpg (6784 octets)
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protection égale si non supérieure à celle du tissu. Non seulement l'emploi de cette laque fut codifiée, mais Chauvière fit venir des équipes de chinois pour l'appliquer.

Il ne se contenta pas seulement de mettre au point la fabrication de ses hélices, mais il en étudia également leurs profils pour qu'elles puissent avoir le meilleur rendement. L'hélice "Intégrale" avait des formes arrondies dans ses extrémités ce qui permettait de supprimer les remous et d'augmenter les performances. Son bord d'attaque était courbe, ce qui évitait les déformations du pas de l'hélice.

En 1912-1913, plusieurs milliers d'hélices furent vendues en Europe et aux États Unis.

La production  était   variée, de  2 mètres  à  3 m 50 de diamètre, avec des pas adaptés à chaque moteur, un stock permanent de 800  hélices et, ce qui était important, un prix de vente inférieur à celui de la concurrence.

Le 28 août 1913, Lucien Chauvière reçoit la Légion d'Honneur.

Il s'intéressa aussi aux avions Il en construisit un à titre expérimental. C'était un biplan de    6 m 50 d'envergure et de 8 m de longueur. Il était muni d'un moteur de 24 chevaux entraînant bien entendu une hélice "Intégrale". Cet appareil offrait quelques innovations.

Les ailes formaient un espèce de losange qui se rapprochaient à leur extrémité, tandis que leur écartement était maximum au centre. L'aviateur était assis très bas, immédiatement en arrière des deux roues porteuses situées en avant. Le contreventement de la cellule était assuré par des montants en bois triangulés dans les plans parallèles à l'axe de l'appareil, mais très oblique sur la verticale. Le moteur était situé sur un bâti robuste, un peu en dessous du plan supérieur, il actionnait en prise directe une hélice à deux pales. Un fuselage triangulaire fournissait l'ossature centrale de l'appareil qui reposait sur le sol par deux roues. Malheureusement, nous ne connaissons pas le résultat de ses essais.

Pendant la guerre 1914-1918, les hélices Chauvière se montèrent sur tous les types d'avions. Environ 100 000 hélices en bois furent fabriquées et Chauvière équipa le quart des besoins des armées alliées. Les trois autres quarts demandèrent le concours de 55 autres constructeurs.

Après le conflit, les progrès de la métallurgie permettent de mettre au point des alliages d'aluminium, en particulier le duralumin. Cette matière étant susceptible de pouvoir servir à la construction d'hélices, Lucien Chauvière prend des brevets concernant des hélices en duralumin forgé. Il conçoit et fabrique une machine qui permet de les forger en une seule fois et d'obtenir les même pales aérodynamiques et les mêmes pas que celles en bois.

Cette nouvelle hélice va permettre de battre des records du monde.

Le premier mars 1931, les aviateurs Bossoutrot et Rossi, sur un avion Blériot-Zappata battent le record du monde en circuit fermé. Ils envoient un télégramme aux Hélices Chauvière ainsi libellé.

"Sommes heureux de vous féliciter et remercier pour la qualité de rendement et de robustesse de votre hélice métallique qui compte plus de trois cents heures de vol, dont deux cent trente cinq en tentatives contre les records de durée et de distance que nous venons de porter respectivement à 75 heures 23 minutes et 8 805 kilomètres malgré une tempête durant les trente dernières heures"

Lucien Chauvière comprend que les avions devenus plus lourds et plus rapides ont besoin d'hélices plus efficaces que celles à pas fixe utilisées jusqu'à maintenant. Les avions doivent décoller plus vite, prendre rapidement de l'altitude et se poser sur de faibles distances. Il étudie alors une hélice munie de pales orientables pouvant changer de pas à tout moment, au gré du pilote, soit pour les vols en haute altitude ou encore pour servir de frein puissant lors de l'atterrissage, par inversement des pales.

Lors d'un concours organisé par le Ministère de l'Air, en 1935, pour une hélice à pas variable, il est le seul, parmi treize concurrents, à remplir les conditions difficiles qui étaient imposées. Il remporta non seulement le premier prix mais aussi le Grand Prix Scientifique de l'Air décerné par un jury présidé par M. Rateau, membre de l'Institut.

Tout en étant axé sur la fabrication et le perfectionnement des hélices d'avions, Lucien Chauvière a su s'intéresser à d'autres domaines, la fabrication de canoës et de bateaux de course.

wpe6.jpg (8003 octets)                                   Le Rafal Ainsi, en 1934-1935, il construit dans son usine de Vitry, d'après les plans de l'ingénieur Galvin et pour M. Picquerez, patron des établissements Técalémit, un bateau de haute compétition, le "Rafal", long de 8 m 40, large de 2 m 53 et pesant 3 tonnes. Il est entraîné par un moteur "Hispano-Suiza" de 1 000 chevaux et de 36 litres de cylindrée. En juillet 1935 il est présenté aux épreuves nationales de Paris, et bat le record du monde de vitesse sur le
lac de Genève, en 1938. Les 212 km/h ne seront pas homologués.

En raison de la guerre 1939-1945, le bateau ne prendra plus part à aucune compétition et, après de multiples pérégrinations, on le retrouve aux États Unis en 1968. Vendu aux enchères, la Société Hispano-Suiza aurait bien voulu l'acquérir, mais la hauteur des enchères dépassait le budget prévu. C'est à un collectionneur anglais qu'il fut adjugé.

Lucien Chauvière était non seulement un savant que toutes les techniques intéressaient mais aussi un grand voyageur. Son nom était non seulement connu et respecté dans les milieux aéronautiques en France, mais aussi à l'étranger.

Il était Officier de la Légion d'Honneur et Commandeur de l'Ordre du Mérite pour la recherche et l'invention.

Bien qu'il eut 90 ans au moment de sa mort en 1966,il travaillait encore aux problèmes de l'aéronautique et envisageait des "trains aériens", recherchant les moyens de les contrôler et de les freiner à l'atterrissage.

       Documentation: Musée de l'Air et de l'Espace, au Bourget

                        Association Yachting Héritage, à Paris.

                     Archives municipales de Vitry sur Seine.

                     Archives de la Société d'Histoire de Vitry sur Seine

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(3) TREFIMETAUX

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Sur une ancienne usine de traitements d'ordures ménagères, à l'angle de la rue de Seine et de la rue Ed. Vaillant, maintenant rue Marat, une première fonderie  de laiton et quelques banc à étirer s'est installé  sous le nom de "Fonderie et Laminoirs de Vitry".Rachetée en 1926 par la "Compagnie Générale d'Electricité", la production s'élargit et il y ajoute un train à fil, une tréfilerie, une câblerie et un atelier d'étamage.  1931, "Electro-Cuivre" puis la "Compagnie Générale d'Electrométallurgie en 1932 et enfin la "Compagnie Générale du Duralumin et du Cuivre (CGEDUR)" en 1943 modernisent la tréfilerie et la câblerie. Elle deviendra plus tard "Tréfimétaux" En 1966,l'usine s'étendait sur une surface de 4,3 Ha dont 2 couverts.

  

La puissance installée était de 8.140 KWA et sa consommation en électricité était de l'ordre de 1.100.000 KWh. Le courant, amené par une ligne de 13.200 volts était relié directement au poste EDF.  130 tonnes de fuels étaient nécessaires à l'alimentation de l'usine. 

Un embranchement ferroviaire particulier reliait l'usine à la gare de Vitry et sa proximité avec la Seine lui garantissait aussi un approvisionnement par péniches.  

 La matière première arrivait à l'usine sous forme de cuivre électrolytique en wire-bars qui pouvaient avoir été coulées horizontalement ou verticalement, quant à l'aluminium ou alliage d'aluminium, il était livré en bottes de 1 tonne coulées en continu, ou en bottes de 40 Kg, filées.

La production annuelle était de l'ordre de 2.500 tonnes de produits cuivreux et de 500 tonnes de produits en aluminium ou alliages légers.

Avant d'être transformées les wire-bars, c'est-à-dire les lingots, étaient chauffées dans un four avant d'être laminées sur un train ébaucheur de 650 cv. Les cylindres avaient un diamètre de 450 m/m. Le produit laminé était transformé en fil de 7 à 17 m/m puis embobiné et stocké. L'usine comprenait trois groupes d'ateliers principaux, la tréfilerie, la câblerie et le laminage à froid.

La tréfilerie transformait le fil de cuivre machine, préalablement décapé à l'acide sulfurique, et obtenait ainsi des fils de différents diamètres, de diverses qualités mécaniques et d'état de surface. A la sortie des machines , les fils étaient soumis à un contrôle dimensionnel et de qualité. Certains fils ainsi tréfilés pouvaient subir des opérations de dressage à des longueurs variables. D'autres pouvaient être étamés à chaud.                                                                                                   La tréfilerie transformait également l'aluminium et les alliages d'aluminium. L'almelec, destiné aux usages électriques et mécaniques, nécessitait plusieurs phases: L'ébauchage, la trempe, le séchage et le mûrissement, le tréfilage et les divers traitements thermiques.

La câblerie transformait du fil, provenant de la tréfilerie, en câble  tressé. Ces câbles de 7 ou 19 fils, en cuivre ou en almelec, étaient exécutés sur des toronneuses tubulaires à grande vitesse. Les plus gros pouvaient avoir une section de 16 cm2. Les longueurs dépendaient des diamètres. Par exemple, il était possible de livrer en bobines des longueurs de câbles de 2.500 mètres et de 5,70 cm2 .

Le laminage à froid permettait d'obtenir des bandes de cuivre mais nécessitait plusieurs phases. A partir d'ébauches plates laminées à chaud il fallait, déjà par fraisage, enlever la croûte de calamine, puis passer l'ébauche dans deux laminoirs-tandems afin obtenir un ruban. Pour  obtenir des grandes longueurs il fallait souder plusieurs ébauches bout à bout, à l'aide d'une machine à étinceler. Les opérations suivantes consistaient en recuits divers, dans des fours à cloche sous vide, à des températures variables suivant la qualité mécanique que l'on voulait obtenir. Le laminage final se faisait à froid dans un laminoir duo réglé suivant l'épaisseur désirée. Ensuite un cisaillage de précision découpait des rubans à la largeur désirée par le client. L'opération finale consistait à les mettre en rouleaux.                                                                                               Le laminage à froid permettait également d'obtenir des fils méplats à partir de fils ronds. Il suffisait de les passer dans un laminoir ébaucheur et ensuite dans un autre qui le calibrait. La livraison au client se faisait soit en bottes soit en bobines. 

En 1966, le personnel se composait de 400 personnes dont 320 ouvriers et 80 employés et cadres.

La fabrication était contrôlée dans un laboratoire équipé de bancs de traction précis de 10 à 25 tonnes et de ponts mesurant les résistances électriques. Des essais mécaniques, métallurgiques et métallographiques étaient faits sur des éprouvettes prises en cours de fabrication, analyses chimiques, mesure de finesse du grain, études cristallographiques, limites élastiques, mesure des pourcentages d'étain sur les fils et bandes et contrôle des états de surface.

Des services annexes participaient au bon fonctionnement de l'usine, méthode, lancement et ordonnancement, études, ateliers d'entretien de mécanique, outillage, menuiserie, expéditions, services administratifs divers et sociaux.

Tréfimétaux est passé dans le giron de Péchiney puis, en 1978 a fermé ses portes.

     

 

 

 

 

(4) MANUFACTURE D'ISOLANTS ET D'OBJETS MOULES.

 

 

 

Société d'Histoire de Vitry sur Seine

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